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ANNALI DEL MUSEO CIVICO

DI

STORIA NATURALE

"GIACOMO DORIA,,

A CURA DI E. TORTONESE e G. ARBOCCO

Volume LXXVlII

GENOVA FRATELLI PAGANO - TIPOGRAFI EDITORI 1970-71

MUSEO CIVICO DI STORIA NATURALE

« G . D O R I A »

VIA BRIGATA LIGURIA, 9 - 16121 GENOVA

PERSONALE SCIENTIFICO

Direttore - Prof. Enrico Tortonese

Conservatori - Dott. Lilia Orsini Capocaccia (Erpetologia)

Dott. Gianna Isetti Arbocco (Ittiologia) Borsisti - Dott. Carolina Bruno (Invertebrati)

Dott. Aldo Carmine (Geo-Mineralogia)

Dott. Anna Maria Grassi (Mammalogia)

Dott. Riccarda Menchin^lli (Mammalogia)

Dott. Paola Roccatagliata (Malacologia)

CONSERVATORI ONORARI

ZOOLOGIA

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ENTOMOLOGIA

Dott. Felice Capra Dott. Delfa Guiglia

Prof. Athos Goidanich Prof. Stefano L. Straneo

BIOLOGIA MARINA

Prof. Lucia Rossi

BOTANICA

Prof. Rodolfo Fichi Sermolli

GEOLOGIA Prof. Sergio Conti

MINERALOGIA

Sig. Leandro De Magistris Prof. Edoardo Sanerò

Prof. Mario Galli

Si vedano nella 3* pagina di copertina le norme per i Collaboratori.

ANNALI DEL MUSEO CIVICO

DI

STORIA NATURALE

"GIACOMO DORIA,, Volume LXXVIII

ANNALI DEL MUSEO CIVICO

DI

STORIA NATURALE

"GIACOMO DORIA,,

Pi-BBLiCATi PER CURA DI E. TORTONESE E G. ARBOCCO

Volume LXXVllI

GENOVA

FRATELLI PAGANO - TIPOGRAFI EDITORI - S. A. S. 1970-71

Louis Amoureux

Faculté Libre des Sciences, Angers (France)

ANNELIDES POLYCHETES DU GOLFE DE TARENTE RESULTATS DE NOUVELLES CROISIERES DE L'ALBATROS

(1968-1969)

Un precedent article publié dans cette revue en 1968 a donne l'analyse des Annélides Polychètes recueillis par le navire Albatros de l'Institut Thalassographiqiie de Tarente, lors de six croisières de re- cherches effectuées sur le pourtour du golfe de Tarente en 1966 et 1967. Le mémoire actuel analyse de méme les Polychètes captures en ces mémes regions lors des trois campagnes suivantes en 1968 et 1969.

I. APERCU SOMMAIRE SUR LES STATIONS

7ème croisière, du 5 au 10 juillet 1968. (stations 490 à 542).

53 stations ont été explorées, entre Tarente et Santa Maria di Leuca, cap sud-est de l'Italie. Sept de ces stations sont à des profon- deurs inférieures à 200 metres: stations 512 (40 m.); 515 (150 m.); 517 (36 m.) et 518 (87 m.) à substrat sableux; stations 534-535-536 entre 20 et 50 m. de profondeur, sur fonds rocheux. Toutes les autres stations sont situées plus au large à des profondeurs le plus générale- ment comprises entre 200 et 800 metres et leur substrat nous a été donne comme boueux ou vaseux.

8ème croisière, du 6 au 9 septembre 1968. (sta- tions 543 à 557).

Cette croisière a conduit l'Albatros devant l'embouchure du Sinni, légèrement au nord de Trebisacce, sur la còte occidentale du golfe de Tarente. On relève ici des stations de faible profondeur à substrat sableux ou sablo-vaseux : stations 543-544-545-546 et 552-553-554-555 situées entre 10 et 50 metres de profondeur. Les autres stations s'éta- gent entre 100 et 500 metres, sur fonds vaseux.

Ann. del Civ. Mus. di St. Nat., Voi. LXXVIII

AMOUREUX

9ème croisière, du 4 au 24 aoùt 1969. (stations 558 à 600).

Cette croisière explore à nouveau la còte du Salente déjà étudiée lors des 3 ème et 7 ème campagnes. Un certain nombre de stations s'échelonnent entre les latitudes de Tarente et Gallipoli, à des isobathes situés entre 200 et 1000 ou méme 1100 metres à sediment toujours vaseux. Seules font exception à ces données quelques points situés plus près de la còte: stations 565 puis 575 et 576 à sol sableux et pro- fondeurs de 40-60 metres, puis les stations 588 à 596 situées au voi- sinage de la localité de Gallipoli, dont la profondeur est inférieure à 40 metres et le substrat sableux ou méme rocheux.

Enfin nous avons ajouté aux Annélides récoltés en ces stations quelques specimens en provenance de la mer de Tarente (Mar Grande et Mar Piccolo) qui avaient été joints aux autres dans 1' envoi.

II. APERCU GENERAL DE LA FAUNE ANNÉLIDIENNE

Sur un total d'environ 120 stations, en comptant celles de la Mer de Tarente, plus de 3/4 se trouvent encore posseder des Polychètes, comme nous l'avions note lors de l'inventaire precedent et nous avons dénombré à peu près 314 individus soit le 1/3 de la collection précé- dente pour un nombre de stations trois fois plus faible, ce qui denote une certaine constance dans les peuplements. Au total, 27 families sont ici representees alors que dans l'inventaire precedent nous n'en avions que 24. Par contre, il y a un peu moins de genres et d'espèces: respectivement 56 genres et 67 espèces contre 65 et 85 lors des six premieres croisières.

Quatre families sont representees par un nombre important d'in- dividus, plus de 30 chacune, c'est à dire plus du 1/10 de la population totale. Ce sont: les Eunicidae (70 individus), les Spionidae (43 indi- vidus), les Nephthydidae et les Maldanidae (37 individus). Viennent ensuite les Sternaspididae, les Terebellidae, les Glycéridae, Capitel- lidae et Ampharetidae avec au minimum 10 animaux. Ce sont à peu près les mémes families et dans un ordre assez peu different des an- nées précédentes. Le tableau ci-joint donne la distribution avec plus de details.

ANNELIDES POLYCHETES

Tableau

Liste des families representees, avec le nombre d'espèces et de genres certains, ainsi que le nombre d'individus et de stations pour chaque famille

Families

Genres

Espèces

Stations

Individus

Aphroditidae

7

7

9

Amphinomidae

1

1

1

Hesionidae

1

1

1

Syllidae

1

1

1

Nereidae

2

2

2

Nephthydid.\e

2

15

37

Glycerid.\e

3

12

15

EUNICIDAE

n

11

33

70

Ariciidae

2

3

3

Spionid.\e

4

26

43

Magelonidae

.

1

1

1

DiSOMIDAE

1

1

1

1

Heterospionidae

1

1

1

1

Faraoni DAE

2

5

5

ClRR.\TULIDAE

2

6

9

Chloraemidae

1

1

2

2

SCALIBREGMIDAE

2

3

3

Opheliidae

1

5

5

Capitellidae

5

9

11

Maldanid--\e

6

28

37

Oweniidae

1

4

8

Stern aspididae

1

5

19

Amphictenidae

1

1

1

Ampharetidae

2

8

10

Terebellidae

4

13

17

Sabellidae

1

1

1

Serpulidae

1

1

1

III. INVENTAIRE SYSTÉ]VL\TIQUE DE LA FAUNE ANNELID lENNE

L'ordre suivi ici sera l'ordre adopté par Fauvel dans la Faune de France. Lorsque plusieurs individus ont été notes dans la méme station, leur nombre sera indiqué entre parentheses.

Aphroditidae: 9 vers.

Hermione hystrix Savigny 1820. Sta. 593; un ver de 13 mm.

Harmothoe spini/era Ehlers 1864. Sta. 594. Seule subsiste la region

antérieure avec 20 sétigères et les 9 premieres paires d'élytres.

Acholoe astericola (delle Chiaje 1828). Sta. Mer de Tarente: 2 fragments

antérieurs sur le Stelléride Luidia ciliaì

is.

AMOUREUX

Sigalion mathildae Aud. & Milne-Edw. 1832. Stat. 554. Un exemplaire de 15 mm.

Psammolyce arenosa (delle Chiaje) 1841. Sta. 594. Region antérieure de 34 sétigères et 2 cm de longueur.

Sthenelais boa (Johnston) 1839. Sta. 596. Region antérieure, 2 cm.

Leanira yhleni Malmgren 1867. Sta. 551 et 556. Deux exemplaires tronqués. Le second mesure 6 cm pour 130 sétigères.

Amphinomidae: 1 ver.

Chloeia venusta Quatrefages 1865. Sta. 514. Exemplaire très caracté- ristique, avec sa caroncule allongée jusqu'au 4 ème sétigère, une ligne sagitto-dorsale violette ainsi que 27 paires de cirres dorsaux: 35 mm.

Hesionidae: 1 ver.

Ophiodromus flexuosus (delle Chiaje) 1825. Une partie antérieure entre les ambulacres de Luidia ciliaris. 14 mm.

Syllidae: 1 ver. forme Sacconereis d^Autolytus rubropunctatus ( ?) Sta. 587.

Nereid ae: 2 vers.

Nereis zonata Malmgren 1867. Stat. 587. Sur ce petit exemplaire de 10 mm. la trompe semble dépourvue des petits paragnathes situés en avant des paragnathes coniques plus gros dans les champs VI-VII.

Platynereis dumerilii (Aud. & Milne-Edw.) 1833. Mar Piccolo 39.

Nephthydidae : 37 vers.

Nephthys hombergii Savigny 1818. Sta. 545 (4) - 552 (4) - 553 (8) - 554 (5) - 555 (3). Toutes ces stations sont de faible profondeur et de type sableux ou sablo-vaseux, comme nous l'avions déjà note dans notre précédente étude.

ANNELIDES POLYCHETES

Nephthys hystricis Mc Intosh 1900. Sta. 495-525-541 - D (2760 m.) Sta. 551 et 552 (3).

Nous avons hésité longtemps à classer dans cette espèce les 8 individus ci-dessus. Trois points de morphologie sont en faveur de A^. hystricis: l'armature de la trompe en papilles, la forme net- tement conique et allongée des mamelons sétigères et enfin la forme très recourbée de l'extrémité des acicules. Par contre, la forme des lamelles parapodiales militait plutót en faveur de A^. incisa var. bilobata. De méme, pour les 4 premiers individus, la position de la première branchie, au 6 ème ou 7 ème sétigère s'inscrit dans le sens N. incisa; chez N, hystricis^ cette branchie n'apparait, selon les diagnoses, qu'au 8 ème ou 9 ème sétigère, comme nous l'avons trouvée pour les 4 exemplaires des stations 551 et 552, beaucoup moins profondes que les précédentes et de substrat sablo-vaseux.

Nephthys sp. Sta. 499-523-526-569-586. Toutes ces stations ont un substrat vaseux et leur profondeur varie entre 350 et 820 metres. Les vers ne sont représentés que par leur extrémité antérieure; la trompe en était invaginée et fortement durcie, en sorte que nous n'avons pu aboutir à une certitude entière en ce qui concerne le nombre et la forme des papilles. Quelques points cependant sont assures :

1) les branchies, en forme de crochets, sont toutes retournées vers l'extérieur; elles débutent entre le 5ème et 7ème sétigère et sont présentes sur tous les sétigères qui suivent (un exemplaire en a 60). Ceci s'oppose nettement aux A^. hystricis les branchies disparaissent assez rapidement vers l'arrière.

2) les mamelons sétigères sont nettement coniques et al- longes, avec acicules en pointe finement recourbée comme dans les N. hystricis précédentes.

3) les lamelles parapodiales dorsales antérieures sont très réduites; les dorsales postérieures sont nettement plus grandes, en ovale régulier et atteignent le niveau du mamelon sétigère, comme chez N. malmgreni. A la rame ventrale, ces deux lamelles sont à peu près égales, simples et atteignent la pointe du mamelon.

6 L. AMOUREUX

4) il y a au moins une dizaine de cercles de papilles sur la trompe, la recouvrant sur toute sa longueur et de taille rapide- ment décroissante: les premieres sont nettement plus longues que les autres; ceci écarte les deux espèces hystricis et incisa. De plus il ne semble pas que le nombre des papilles de chaque cercle dopasse 18.

Nous sommes done ici en presence d'individus qui ne ren- trent dans le cadre d'aucune espèce décrite, s'apparentent à certains égards à A", malmgreni, s'en écartent par d'autres traits. Il faudrait des exemplaires plus nombreux et en meileur état pour pouvoir se bien prononcer.

Glyceridae: 15 vers.

Glycera gigantea Quatrefages 1865. Sta. Mar Piccolo 1.

seulement representee par les 3 cm antérieurs, avec les branchies nettement globuleuses et les lèvres parapodiales postérieures ar- rondies.

Glycera convoluta Keferstein 1862. Sta. Mar Piccolo 21; 2 individus.

Glycera rouxii Aud. & Alilne-Edw. 1833. Alar Grande - Sta. 511- 520 - 543 - 547 - 549 (2) - 551 - 556 - 564 - 600 (2). A l'état de fragments antérieurs de 2 à 6 cm.

Eunicidae: 70 vers.

Eunice harassii Aud. & Milne-Edw. 1834. S.a Maria di Leuca. Un fragment antérieur de 100 sétigères, mesurant 4 cm.

Eunice pennata (O.F. Muller) 1776. Mar Piccolo 1. Petit individu entier de 40 mm. et 110 sétigères. La première branchie se trouve au 3ème sétigère, les dernières se situent autour du 40-45 ème. Les soies aciculaires sont nettement encapuchonnées et bidentées.

Eunice vittata (delle Chiaje) 1828. Mar Piccolo (25 exempl.) et Mar Grande (6 exempl.). La plupart sont tronqués postérieurement et mesurent entre 10 et 90 mm. Tous ont la première branchie au 3ème sétigère et elles cessent selon les cas entre le 30ème et 42ème. A la region antérieure, la decoloration n'empéche pas de re- tro uver les trois lignes rouges transversales de chaque segment. Les acicules sont clairs et nettement tridentés.

ANNELIDES POLYCHETES

Marphysa hellii (Aud. & Milne-Edw.) 1834. Sta. Mar Piccolo - 492 - 524 - 540 - 584. 5 individus incomplets mesurant de 20 à 45 mm. et comptant de 58 à 110 sétigères. La première branchie se situe entre le lOème et le 14ème sétigère; les dernières disparaissent entre le 22ème et 30ème. Les acicules sont foncés, sauf pour l'exemplaire de Mar Piccolo.

Onuphis lepta Chamberlin 1919. Sta. 511 - 519 - 537 - 583. le plus long de ces 4 fragments antérieurs ne compte que 40 sétigères. Nous les rapportons à l'espèce O. lepta pour les mémes raisons que Bellan avait déjà invoquées dans sa these (page 86).

Hyalinoecia tuhicola (O.F. Muller) 1788. Sta. 560 et Taranto (2).

Aux trois exemplaires restés presents dans leur tube transparent s'ajoutent deux tubes vides.

Hyalinoecia hilineata Baird 1870 (sensu Bellan 1964). Sta. 580 un petit exemplaire de 10 mm., très abìmé.

Lumbriconereis impatiens Claparede 1868. Sta. 533-541-549-551-555- 569-570 et 577.

Tous sont tronqués, avec un nombre de sétigères variant de 33 à 132. Les acicules sont toujours clairs, mais les soies a crochets simples ne débutent pas avant le 5ème sétigère comme l'indiquent les diagnoses. Elles débutent seulement entre le 8ème et le 16ème selon les individus. En outre les màchoires de la 3ème paire sont bidentées, comme nous l'avions remarqué déjà pour la collection précédemment analysée.

Lumbriconereis latreilli Aud et Milne-Edw. et gracilis Ehlers: Mar Piccolo (2) - Sta. 525-569-589 et 2 sta. en Mar Grande (4).

Dans notre precedent article, nous avions note, à la suite de Bellan, la difficulté de séparer ces deux espèces et nous nous étions rallié au critère qu'il avait retenu: seront considérés comme L. latreilli les vers à soies composées dont la serpe est 5 à 8 fois plus longue que large.

Si Ton se réfère d'autre part aux diagnoses de Fauvel (Faune de France), L. latreilli possedè deux dents à chacune des 3èmes màchoires et les serpes composées ne s'y trouvent que dans les 20-25 premiers sétigères; chez L. gracilis, au contraire, les 3èmes màchoires sont unidentées et les serpes composées ne se trouvent pas au delà des 10-15 premiers sétigères.

8 L. AMOUREUX

Si Ton envisage tous ces critères morphologiques, nos 11 vers recensés devraient étre considérés corame intermédiaires entre les deux espèces: en trois seulement - et pour quelques ser- pes - le rapport longueur/largeur dépasse 4/1, partout ailleurs, il est inférieur à 3/1, et nous serions en face de L. gracilis Ehlers 1868. Malheureusement, les 11 individus ont leurs 3èmes mà- choires nettement bidentées et les serpes composées vont au delà du 15ème et méme du 20ème sétigère, ce qui rapprocherait les vers de l'espèce L. latreilli rVud. & Milne-Edw. 1834.

A notre avis, il est fort probable que les deux espèces devraient étre réunies en une seule, les differences n'étant alors imputables qu'à des variations raciales.

Ninoe kinhergi Ehlers, var. armoricana Glemarec 1968. Sta. 525-557. le nom spécifique de N. armoricana a été donne par Glemarec pour des individus récoltés dans le golfe de Gascogne: ils different des Ninoe kinbergi en ce que les branchies débutent dès le 5-6ème sétigère et ne vont guère au delà du 30ème avec un maximum de 2-4 digitations. De plus les secondes màchoires présentent 6 et 7 dents et les quatrièmes màchoires sont finement denticulées. Tous ces details morphologiques se retrouvent sur nos deux in- dividus, mais il nous parait excessif de créer une nouvelle espèce pour si peu. Nous nous contentons done d'en faire une variété.

Drilonereis filum (Claparede) 1868. Sta. 570; l'exemplaire, unique, compte 260 segments et mesure 95 mm.

En outre, deux Eunicidae indéterminables, l'un d'eux avec region antérieure régénérée, un prostomium à 5 antennes, mais pas encore de màchoires différenciées. Les segments de grande taille, situés en arrière du régénérat, évoquent le genre Eunice par leur branchies et leurs soies.

Ariciidae: 3 vers.

Arida foetida Claparede 1870, var. ligustica Orlandi 1896. Mar Grande Sur ces deux exemplaires, la branchie apparait au 7ème sétigère, les segments thoraciques sont au nombre de 21 et les premieres soies en épieu se voient au lOème et 12ème sétigères. La region postérieure manque.

ANNELIDES POLYCHETES

Arida norvegica Sars 1872. Sta. 585. Region antérieure aree 17 segments thoraciques et soies en épieu aux quatre derniers. lère branchie au óème sétigère.

Spionidae: 43 vers.

Spiophanes kroyeri Grube. 25 indivi dus en 15 stations.

Sta. 494 (l)-496 (2)-500 (3)-501 (2)-502 (3)-520 (2)-523-525-540- 548 (3)-553-557 (entier)-565 (2)-577-585.

Tons sont réduits à leurs 20-30 segments antérieurs, sauf Texemplaire de la station 557. Celui-ci est entier, mesure 22 mm et comporte 80 segments. Il s'accorde tout à fait à la diagnose donnée par Laubier pour la sous-espèce « reyssi » qu'il a créée (1964), sauf en ce qui concerne le pygidium. L'individu ici observe ne présente en effet qu'une seule paire de cirres anaux relative- ment longs. Aussi préférons-nous laisser en suspens la question d'une possible appartenance à une sous-espèce particulière.

Prionospio ehlersi Fauvel. Sta. 490-502-505-514-547 (4)-549 (2)-567- 573 (2)-578. Tous les vers sont réduits à leur partie antérieure. Quatre seulement sur les 14 ont encore leurs quatre branchies caractéristiques : la branchie pennée au deuxième sétigère et les trois branchies simples aux sétigères suivants.

Prionospio steenstnipi Malmgren. Sta. 550. Cet exemplaire nettement different des precedents possédait encore, par chance, ses quatre branchies, soit la droite, soit la gauche, la première et la quatrième pennées, les deux autres cirriformes.

Prionospio sp. Sta. 516 et 550; deux exemplaires très abìmés.

Laonice cirrata Sars. Sta. 522. Réduit à une region antérieure de 22 sé- tigères et 10 mm. Sur cette partie en excellent état, le prostomium présente deux yeux bien visibles, une antenne occipitale redressée. Apparaìt ensuite la carène dorsale. Les soies encapuchonnées bidentées étaient dejà présentes sur les deux derniers sétigères.

Magelonidae: 1 ver.

Magelona alleni Wilson 1958. Sta. 599. L'individu, tronqué, mesure 15 mm et présente une nette constriction au 9ème sétigère, lequel n'a pas de soies spéciales. Les segments 6-9 ont une coloration differente des autres.

10 L. AMOUREUX

Disomidae: 1 ver.

Poecilochaetus serpens Allen 1904. Sta. 523. Seuls subsistent les 18 pre- miers segments. De méme l'ergane nuccal ne possedè plus que son lobe median. Les cirres « en fiole » existent du septième au treizième sétigère inclusivement.

Heterospioxidae ou Loxgosoaiidae: 1 ver.

Heterospio (probablement) catalinensis. (Hartman) 1944. Sta. 501.

Un unique individu tronqué postérieurement, long de 30 mm, de 0,7 mm de diamètre. C'est une forme très particulière, avec un prostomium en còne aplati, suivi d'un péristomium achète et peut-étre bilobe. Viennent ensuite 9 sétigères très courts, plus larges que longs, à peu près semblables. Chque parapode porte deux rames à soies simples capillaires ou fìnement aciculaires, disposées en éventail. Dorsalement à la rame dorsale et un peu en retrait, les 8 derniers sétigères présentent chacun une paire de tentacules filiformes évoquant les branchies ou tentacules des Cirratulidae. Seuls, ici, les tentacules 4 et 5 de droite étaient intacts.

Après cette region thoracique, vient un segment environ trois fois plus long que chacun des precedents, avec mémes types de soies... puis ce sont deux segments très allonges, environ 8-9 fois plus longs que le precedent.

Après examen avec F. Rullier, nous avons rapproché ce Polychète énigmatique de l'exemplaire unique découvert et décrit par Ehlers (1875, p. 60, pi IV) en provenance de la mer d'Ir- lande par 458 brasses de profondeur. Notre individu correspond tout à fait à la diagnose d'ensemble et aux dessins de cet auteur.

L'histoire de ce genre peut se résumer ainsi:

Première découverte en mer d'Irlande par Ehlers 1875: Heterospio longissima. Deuxième rencontre sur les còtes de Californie par Hartman en 1944 (p. 322, pi. 27): un exemplaire unique décrit sous le nom de Longosoma catalinensis.

1956: sur les còtes de Nouvelle Zelande, 27 individus de l'espèce Longosoma catalinensis sont à leur tour découverts (Knox, 1960, p. 1131).

ANNELIDES POLYCHETES 11

1957: 34 individus L. catalinensis sont à nouveau récoltés sur les cotes californiennes et sont plus petits que ceux de Nouvelle Zelande (Hartman, 1957, p. 336, pi. 43, fig. 8).

1960-1966: sur les cotes américaines atlantiques du Massachussetts aux Bermudes, 55 nouveaux specimens sont identifies par Hartman et attribués à l'espèce H. longissima de Ehlers, ce qui la conduit à renoncer à la designation générique de Longosoma pour adopter corame unique nom de genre He- terospio (Hartman 1965, p. 163, pi. 30).

1968: Les dragages de l'Albatros amènent la redécouverte en Europe du genre Heterospio, mais cette fois, dans le golfe de Tarente. Selon Hartman (1965), les deux espèces du genre unique Me- ter ospio : longissima Ehlers et catalinensis (Hartman), different en ce que la première ne possedè pas de soies aciculaires au premier sétigère mais seulement des soies capillaires, à la difference des segments suivants les deux types de soies sont représentés. Chez H. catalinensis toutes les soies seraient capillaires. Il nous a semblé qu'il en était plutòt ainsi pour l'exemplaire du golfe de Tarente.

En tonte hypothèse, c'est un genre et une espèce jusqu'ici inconnus en Mediterranée.

Paraonidae: 5 vers.

Paraonis lyra Southern 1914. Sta. 574. Region antérieure seulement, de 7 mm. Aux quatre premiers sétigères abranches avec seule- ment des soies capillaires, font suite 7 segments branchifères avec soies capillaires et soies lyriformes à deux branches inégales. L'espèce avait déjà été observée en Mediterranée par Bellan (1964, p. 114), puis Laubier (1965, p. 136).

Aricidea fragilis Webster (sensu Fauvel 1936). Sta. 500-550-556-584. Sur les 4 individus, les branchies debutent au 4ème sétigère; on les trouve jusqu'aux 18-20ème sétigères sur trois des individus; jusqu'au 34ème sétigère sur le quatrième exemplaire. Tous les quatre s'accordent à la diagnose de Webster reprise par Fauvel (1936, p. 65), notamment en ce qui concerne les soies à crochet subterminal sortant d'un capuchon finement effilé.

12 L. AMOUREUX

Cirratulidae: 9 vers.

Cirratulus dollfusi Fauvel 1928. Sta. 511.

Représenté seulement par un fragment antérieur très ahimé et rempli d'oeufs. L'espèce inventée par Fauvel pour des exem- plaires du Maroc figurait déjà dans la liste de Rullier (1963).

Tharyx marioni (Saint- Joseph). Sta. 546-547 (2)-549 (2)-550 (2)-599. Les 8 exemplaires sont tous très endommagés et tronqués.

Chloraemidae : 2 vers.

Diplocirrus glaucus (Malmgren) 1867. Sta. 553. L'exemplaire unique est en assez hon état. Sa couleur « rouille » évoque plutòt l'espèce hirsutus, mais il n'en possedè pas les longues papilles et le nomhre de soies des faisceaux dorsaux ne dépasse pas trois.

Chloraemidae sp. Sta. 517. Un exemplaire dépourvu de ses extrémités et indéterminahle.

Scalibregmidae : 3 vers.

Scalihregma inflatum Rathke 1843. Sta. 496 et 537. Deux exemplaires de méme taille: 12 mm.

Pseudoscalibregma parvum (Hansen) 1878. Sta. 493. Un exemplaire de 13 mm. AsHWORTH (1901, p. 296) distinguait trois espèces dans ce genre; Stopbowitz (1945, pp. 72-75) estime que ces trois espèces n'en font réellement qu'une. Cette forme, toujours in- diquée de vases profondes, est ici dans son hiotope hahitueL C'est sa première découverte en Mediterranée.

Opheliidae: 5 vers.

Ammotrypane aulogaster Rathke 1843. Sta. 540-541-566-584-587. 5 individus de taille variant du simple au double (18-35 mm). On note sur l'un d'entre eux la reduction extreme des branchies dans la region moyenne.

Capitellidae: 11 vers.

Notomastus latericeus Sars 1851. Sta. 505. L'unique représentant de l'espèce est réduit à sa partie antérieure : le thorax et les 6 premiers segments abdominaux. C'était l'une des espèces les plus abon- dantes lors des précédentes croisières dans le golfe.

ANNELIDES POLYCHETES 13

Leiocapitella dollfusi (Fauvel, sensu Bellan 1964) Sta. 500.

L'espèce, mentionnée d'abord par Bellan pour la Mediterranée, avait déjà fourni trois individus en 1967. lei, nous n'avons qu'un seul exemplaire incomplet, de 80 segments et 4-5 cm. Prosto- mium et péristomium sont achètes. Le premier sétigère ne pré- sente que des soies capillaires et uniquement à la rame dorsale.

Du sétigère 2 au sétigère 13 inclus, il n'y a que des soies capil- laires aux deux rames. Au 14ème sétigère, la rame dorsale ne porte que des soies capillaires tandis que des soies à capuchon s'y adjoignent à la rame ventrale. Ensuite subsistent seuls les crochets à capuchon, tous semblables.

Dasyhranchiis (probablement) gajolae Eisig 1887. Sta. 495-505-559-569. Les quatre specimens sont très incomplets. Nous les réferons à l'espèce D. gajolae de preference à D. caducus, par suite de la forme des soies à capuchon et du fait de la non presence de bran- chies sur les fragments les plus longs (7 cm) il y a environ 100 segments abdominaux.

Pseudocapitella incerta Fauvel 1913. Sta. 581.

Le seul individu, incomplet, que nous réferons à cette espèce présente quelques divergences avec la description-type (1914, p. 252).

Dans la diagnose oiiginelle, après un prostomium et péristomium achètes, on indique un premier sétigère avec seulement des rames dorsales à soies capillaires; puis des sétigères 2 à 14 inclus avec des soies capillaires uniquement, aux deux rames. Ensuite les sétigères 15-16-17 avec des soies dorsales toutes capillaires et des soies ventrales toutes à capuchon. A partir du sétigère 18, toutes les soies sont encapuchonnées.

Notre exemplaire diffère sur deux points: 1) les soies enca- puchonnées ventrales apparaissent dès le 14ème sétigère; 2) au 18ème sétigère, à l'une des rames dorsales existent simultané- ment soies capillaires (les plus dorsales) et soies encapuchonnées.

Ces differences minimes ne nous semblent pas dépasser les toujours possibles variations individuelles. Il nous parait seule- ment intéressant de le porter au dossier de l'espèce.

14 L. AMOUREUX

Espèce inconnue. Sta. 496-585-587 (2),

Nous retrouvons dans cette collection du Professeur Vatova 4 indivi dus enigmatiques de la forme déjà rencontrée dans son envoi precedent. lis sont encore très incomplets, réduits à leur region tho- racique et aux 7-8 premiers segments abdominaux. Leur meilleur état a permis de confirmer les observations faites sur les trois individus déjà signalés: après le prostomium conique et le pé- ristomium achète et biannelé, vient un premier sétigère nanti seu- lement de rames dorsales à soies toutes capillaires, puis les séti- gères 2 à 8 inclus, avec uniquement des soies capillaires. Après cela, nous ne trouvons plus que les crochets à capuchon. Peut- étre pourra-t-on en faire un genre nouveau lorsque des exem- plaires en bon état seront trouvés.

Mald-\nidae: 37 vers.

Euclymene oerstedii Chaparede 1863. Sta. 545 et 555 (2). Les 3 individus sont incomplets, mais l'un des animaux de la station 555 possedè un fragment pygidial qui permet l'identification. De 13 à 30 mm.

Clymene (PraxiUella) gracilis Sars 1862. Sta. 500-516-523-529-549 (2)- 550 (2)-569-584. 10 individus dont quelques uns entiers aisément identifiables par leur prostomium digitiforme et leur region py- gidiale: 15 '^ '^S mm.

Clymene \ PraxiUella) praetermissa (Malmgren) 1866. Sta. 587-597.

Les deux fragments antérieurs très courts (5 et 9 sétigères) sont rapportés à l'espèce praetermissa de preference à l'espèce oerstedii en raison de la forme du limbe et des crocs aux 4 premiers sétigères.

Axiothella constricta (Claparede) 1870. Sta. 539-598. Deux très courts fragments antérieurs déterminables par la forme des soies et des uncini presents dès le premier sétigère.

Rhodine loreni var. gracilior Tauber 1879. Au moins 12 individus en 11 Stations. Sta. 494-499-500-501-519-525-526-529-539-541 (2)-574. 10 specimens ont leur region céphalique, des fragments moyens et des segments à collerette; les autres sont également identifiables par leurs doubles rangées d'uncini très semblables à ceux des Térébellidés Pista. Nous avons ici confirmation des premieres trouvailles faites lors des précédentes croisières de l'Albatros: l'espèce, de découverte relativement recente en ces regions, s'avere cependant assez répandue.

ANNELIDES POLYCHETES 15

Lumhriclymene minor Arwidson 1906. Sta. 597 (2). Ceux deux individus de 40 et 15 mm. ont un prostomium sans limbe, à faible carène. On trouve ensuite 4 sétigères sans uncini avec des crocs aciculaires à pointe mousse unique (1 croc aux sétigères 1,2,4 et 2 au sétigère 3), sur la rame ventrale. Il y a deux sortes de soies aux rames dorsales: des soies capillaires lisses et des soies bilimbées. Au 5ème sétigère, les soies sont de méme type que précédemment à la rame dorsale, mais aux rames ventrales ce sont des uncini sans barbules sous-rostrales, ce qui exclut le genre Proclymene. lei encore, genre nouveau pour la mer Mediterranée.

Espèces non déterminables. Sta. 554-556-562-563-564-

577.

Oweniidae: au moins 8 vers. Owenia fusiformis delle Chiaje 1844. Sta. 589-590-594 et 595.

Sternaspididae : 19 vers.

Sternaspis scutata (Ranzani) 1817. Sta. Mar Grande (5)-542-549 (2)- 553 (10)-556. De tallies très variées, entre 5 et 30 mm.

Amphictenidae : I ver.

Lagis koreni Malmgren 1866. Mar Grande. La Pectinaire ici notée a 7 palées de chaque coté, et mesure 13 mm.

Ampharetidae : 10 vers.

Ampharete gruhei Malmgren 1866. Sta. 501-516-520-597. Melinna palmata Grube 1870. Sta. 516-553-554 (2)-555-595, de lon- gueurs comprises entre 13 et 17 mm.

Terebellidae : 17 vers.

Amphitrite sp. Sta. 554. L'exemplaire est en très mauvais état: il doit étre certainement rapporté au genre Amphitrite: il possedè des uncini en rangées doubles alternantes à partir du 7ème sétigère; ses soies capillaires légèrement limbées sont denticulées à l'extré- mité. Cependant l'individu n'a que 14 sétigères thoraciques; la region abdominale qui suit n'est présente que par les 4 premiers segments.

16 L. AMOUREUX

Lattice conchilega (Pallas) 1766. Mar Piccolo, Taranto. Les deux exem- plaires, très abìmés, sont cependant aisément identifiables par leurs uncini en double rangée dos à dos aux segments thoraciques postérieurs.

Pista cristata (O.F. Muller) 1776. Sta. 495-520-586-596.

En très mauvais état, les quatre exemplaires avaient cependant tous les branchies « en pompon » caractéristiques de l'espèce. Sur l'individu de la station 596, les uncini des deux premiers sétigères étaient également très caractéristiques avec leur prolongement postérieur. Ce prolongement faisait par contre totalement défaut sur les trois autres specimens. Après examen avec F. Rullier nous avons conclu à des P. cristata aberrants. « Si les exemplaires étaient très bien conserves, on aurait pu se risquer à décrire une nouvelle espèce intermédiaire entre P. cristata et Nicolea venu- stula, avec les branchies de la première et les uncini de la seconde. Il vaut mieux, dans l'état actuel signaler seulement le fait en at- tendant de trouver de nouveaux specimens. »

Amphitritinae indeterminable Sta. 545. Le ver est tronqué. On y re- connait 17 sétigères thoraciques porteurs d'uncini en rangée double engrenante à partir du 7ènie. Une seule branchie très diverticulée est présente.

Terehellides stroemi Sars 1835. Sta. 552 (3)-553-555 (3)-578-593. La taille de ces vers varie de 9 à 12 mm. Celui de la station 555 était plein d'oeufs.

Sabellidae: I ver.

Branchiomma vesiculosum (Montagu) 1815. Sta. 543.

Ce bel exemplaire de 7 cm bien conserve dans son tube avait encore son panache branchial avec les deux yeux très volumineux des deux premiers filaments et 8-10 autres nettement plus petits.

Serpulidae: 1 groupe

Hydroides norvegica (Gunnerus) 1768. Un groupe de tubes avec les vers, en provenance de Mar Piccolo, Taranto.

ANNELIDES POLYCHETES 17

IV. CONCLUSIONS D'ENSEMBLE

Cette analyse systématique nous suggère trois ou quatre series de remarques et considerations d'ensemble:

1) Trois genres et espèces apparaissent comme nouveaux pour la Mer mediterranee du fait de ces croisières de I'Albatros. Ce sont:

Heterospio catalinensis (Hartman). Voici done un genre créé, il y a près de cent ans, pour un unique individu des mers dTrlande - qui, depuis lors, n'avait jamais été revu dans les mers européénnes -, qui réapparait mais cette fois, en Mediterranée. Entre temps, plus d'une certaine d'individus avaient été trouvés dans le Pacifique d'abord, puis dans I'Atlantique nord-américain.

Lumbriclymene minor Arwidson. Créée en 1906, cette espèce semblait jusqu'ici confinée en des mers plus nordiques.

Pseudoscalibregma parvum (Hansen), espèce elle aussi d'ordinaire plus nordique.

2) Certaines observations relativement récentes, concernant la faune annélidienne de Mediterranée et diverses espèces jusqu'ici re- lativement rares, se trouvent bien confirmees. Ainsi en est-il d'abord pour trois Spionidiens: Spiophanes kroyeri, Prionospio ehlersi et Pno- nospio steenstrupi.

Les premiers Spiophanes kroyeri de Mediterranée avaient été dé- couverts par Laubier, près de Banyuls-sur-mer en 1964. L'Albatros en rapportait 27 de ses croisières en 1966-1967 dans le golfe de Tarente. Il faut en ajouter 25 après les croisières de 1968-1969.

De méme, aux 14 représentants de Prionospio ehlersi rapportés en 1966-1967, les premiers ou presque (on en avait trouvé en 1966 à Banyuls) de la Mediterranée, se joignent désormais les 13 exemplaires des dernières sorties de I'Albatros, tandis qu'un second Prionospio steenstrupi rejoint l'unique specimen récolté précédemment.

Laubier avait signalé plusieurs espèces, nouvelles pour la Science, du Paraonidé Aricidea. Les quatre Aricidea fragilis mentionnées ci- dessus confirment la justesse de notre determination précédente et portent ainsi à 7 le nombre des représentants de cette espèce trouvés à ce jour dans le golfe.

Notre diagnose des trois Capitelliens énigmatiques, non reper- tories, que nous avions signalés dans la précédente analyse se trouve.

Ann. del Civ. Mus. di St. Nat., Voi. LXXVIII

13 L. AMOUREUX

elle aussi, confirmee par la découverte de quatre nouveaux specimens de méme type et en meilleur état. Rullier, à qui nous les avions con- fiés pour verification, a d'ailleurs reconnu sans doute possible I'exacti- tude de nos observations. II ne reste plus qu'à souhaiter la découverte d'exemplaires entiers et en bon état pour en faire peut-etre un genre nouveau.

Enfin le ^laldanidé Rhodine loveni, vai. gracilior (Tauber) si- gnalé d'abord par Fau\tl sur les cotes méditerranéennes d'Israel, puis par Reyss en 1966 à I'autre extrémité de la Mediterranée semble éga- lement très répandu dans la region de Tarente: on en avait 5 exemplaires lors des précédentes campagnes; il convient d'en ajouter 12 après celles-ci.

3) Quelques problèmes nous paraissent se poser à la suite de l'analyse actuelle. Xous les énumérons simplement:

les formes de Nephthys ne correspondant à aucune espèce décrite (les Nephthys sp. de cet article) doivent-elles étre considérées comme des hybrides, des fotmes locales ou de simples indivi dus aberrants ?

que penser des Térébellidae Pista que nous avons signalés ?

qu'en est-il du Capitellien énigmatique trouvé lors des deux series de croisières de l'Albatros ? Veritable espèce nouvelle, ou mutant ou phénotype assez rare d'une espèce très commune.

4) Dans l'apercu general sur la faune annélidienne récoltée lors des croisières de 1968 et 1969, nous avons constate une certaine analogie des résultats avec ceux des 6 premieres croisières: méme quan- tité d'individus proportionnellement au nombre des prélèvements, mémes families ou à peu près à paraitre en téte si l'on considère le nombre de leurs représentants. La similitude, très réelle, ainsi constatée ne doit pas cependant masquer la diversité importante qui existe entre les deux series de croisières lorsque l'on compare a u niveau des es p è e e s .

On comptait 85 espèces representees dans l'analyse de la premfière collection. Il n'en reste que la moitié à étre présentes dans la seconde, 42 exactement. Les 43 autres ont disparu. A' leur place viennent s'inserire 25 espèces qui ne figuraient pas sur la première liste, soit un renouvel- lement de près des 2 5 pour la seconde collection. Certes cela s'explique aisément du fait que les croisières de 1968-1969 ont porte sur un benthos

ANNELIDES POLYCHETES 19

nettement plus profond. II n'en est pas moins intéressant de constatar que ces prospections nouvelles ont enrichi la liste faunistique et permis une meilleure connaissance de la faune benthique regionale.

Il appartiendra à l'equipe de Tarente de poursuivre encore ces recherches et de colliger au plus tòt les données fournies par les spé- cialistes des divers gioupes zoologiques pour nous donner une con- naissance globale des fonds sous-marins de cette region.

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RESUME

300 Annélides Polychètes du golfe de Tarente, en provenance d'une centaine de stations sont analysées. 65 espèces fìgurent dans la liste, parmi lesquelles 25 sont nouvelles par rapport aux espèces précédemment ramenées par le navire Albatros. Trois genres ici indiqués sont nouveaux pour la Mediterranée.

RIASSUNTO

Vengono studiati 300 Anellidi Policheti del Golfo di Taranto, provenienti da un centinaio di stazioni. Xell'elenco figurano 65 specie, 25 delle quali sono nuove rispetto alle specie precedentemente raccolte dalla nave Albatros. Tre generi qui indicati sono